Les pinceaux Léonard racontés par Stéphanie Bullier

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La Brosserie d’Art Léonard se visite pendant la Semaine du Tourisme Economique et des Savoir-Faire

Bienvenue à Saint-Brieuc, capitale française du pinceau fin ! La marque Léonard, propriété d’une même famille pendant sept générations, décline plusieurs centaines de références de pinceaux dans l’univers de la cosmétique et des Beaux Arts. Aujourd’hui, les trois dernières marques de pinceaux fins en France sont à Saint-Brieuc : Raphaël, Isabey, Léonard au sein du groupe Sauer. Sans oublier le fabricant historique de couleurs : Sennelier. Rencontre avec Stéphanie Bullier, directrice générale. Elle nous raconte les secrets de montage de ces pinceaux hauts de gamme, vendus dans le monde entier.

STÉPHANIE BULLIER

Stephanie BULLIER Pinceaux Leonard

La première entreprise de pinceaux Léonard s’est implantée à Saint-Brieuc en 1866 et depuis, sept générations se sont succédé. Stéphanie Bullier en est la digne héritière. Cela fait aujourd’hui 28 ans qu’elle y travaille. Pourtant pas destinée à reprendre la société familiale, c’est après un stage auprès de son père, qu’elle se passionne pour l’organisation du travail. En informatisant l’entreprise notamment, elle relève le défi d’allier qualité et innovation, mais toujours avec un objectif en tête : préserver le savoir-faire artisanal coûte que coûte. Pour son engagement, elle sera promue Chevalier de l’Ordre national du Mérite en 2019.

Saint-Brieuc, capitale des pinceaux fins

Créée à Paris en 1840 par Mme Veuve Bullier, l’entreprise Bullier transfère son activité à Saint-Brieuc en 1866 où une succursale de l’atelier Pitet existe déjà. Attirées par une main d’œuvre féminine et bon marché ainsi que par le prix du foncier, d’autres fabriques s’implantent aussi dans la cité briochine : Gosset, Gautier, Burlot, Sauer… Leur présence a par la suite permis de former d’autres ouvrières. Saint-Brieuc qui a recensé 7 brosseries au début du XXe siècle, en compte aujourd’hui deux, les dernières en France : Bullier (marque Léonard) et Max Sauer (marques Raphaël et Isabey). La marque Léonard est réputée car elle est le fruit d’un assemblage manuel de matières nobles que sont la fibre, le bois et le métal. Chaque pinceau passe entre les mains expertes d’une pincelière. En 2011, la brosserie a obtenu le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), reconnaissant l’excellence de son savoir-faire d’exception.

pinceaux leonard

Saint-Brieuc, terre de pincelières

Le métier de pincelière c’est tout un savoir-faire qu’il n’est pas si évident de maîtriser. Jusque dans les années 1960, un CAP Brossière donnait l’opportunité d’acquérir les techniques d’assemblage d’un pinceau. Il n’existe aujourd’hui plus de diplôme, c’est l’entreprise elle-même qui forme les apprenties pincelières. Parmi les critères de sélection : leur capacité à rester concentrée et assise 7 h/jour, raconte Stéphanie Bullier. Aujourd’hui, elles sont 20 pincelières dans les ateliers Léonard, contre 140 en 1881. Toutes doivent faire preuve de patience, être dotées d’une grande dextérité manuelle et d’une précision à toute épreuve. Le profil idéal ? Les couturières, habituées à manipuler du fil, nous confie la directrice. La formation qui peut durer plusieurs années débute avec des fabrications dites “simples” : un pinceau plat bout carré, ne nécessitant pas de nœud ou de forme. Chaque étape demande néanmoins une grande minutie : il faut déjà bien maîtriser la pincée, c’est-à-dire prendre la quantité exacte de poils, explique Stéphanie Bullier. Au fil des mois, les brossières peuvent ensuite se lancer dans la fabrication de pinceaux ronds à bout pointu, dont la mèche est liée par un fil tourné par le doigt. Peu à peu, elles passent de la fabrication de petits pinceaux à de plus grands formats, jugés plus difficiles.

pinceaux léonard

Une renommée mondiale, des cosmétiques aux Beaux Arts

De cette manufacture, sortent chaque année des millions de pinceaux haut de gamme. Vous connaissez sûrement les noms de ses clients : L’Oréal, Lancôme, Dior, Chanel, Mac Cosmetics… Des grandes maisons de cosmétique aux Beaux Arts (plus de 3000 références) jusqu’à l’industrie aéronautique, tout le monde s’arrache les pinceaux Léonard !
De nouveaux pinceaux sur-mesure sont créés presque chaque semaine. Récemment, la marque a lancé l’eBrush, un pinceau adapté aux tablettes numériques permettant de peindre sur écran tactile grâce à une fibre synthétique métallisée.

pinceaux leonard

Le saviez-vous ?

Les pinceaux pour la dorure à la feuille Léonard ont servi aux artisans, pour refaire le dôme des Invalides, mais également le pont Alexandre III, la statue de la Victoire de la Bastille, l’Opéra Garnier à Paris et la flamme de la statue de La Liberté à New-York !

Podcast – Carte postale sonore

VISITE AUDIO DE LA BROSSERIE D’ART LÉONARD

podcast pinceaux leonard

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